Terrorisme/Attaque contre « Charlie Hebdo »: au moins 12 morts, dont Charb et Cabu

Deux hommes ont attaqué l’hebdomadaire satirique.
Ils sont toujours en fuite

Le bilan reste encore provisoire.
Suivez la situation en direct ici.

Le siège de « Charlie Hebdo a été la cible d’une attaque à l’arme automatique mercredi matin à Paris.
Selon une source à l’AFP, deux hommes cagoulés ont attaqué l’hebdomadaire. Il y aurait 12 morts, dont 2 policiers.

Plusieurs témoins de l'attentat contre le siège de Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier, ont égrené au fil de la journée des détails sur le déroulement de l'attaque, qui a fait douze morts, dont les dessinateurs et journalistes Charb, Cabu et Wolinski.

Attentat contre "Charlie Hebdo" : qui sont les victimes ? 

Des piliers de "Charlie Hebdo", dont Charb et Cabu, ont été tués lors de l'attentat contre le journal.  

Les premiers témoignages des journalistes de « Charlie Hebdo »

La dessinatrice Coco, qui travaille pour l'hebdomadaire satirique raconte à L'Humanité. qu'elle était « allée chercher [sa] fille à la garderie, en arrivant devant la porte de l'immeuble du journal deux hommes cagoulés et armés nous ont brutalement menacées. Ils voulaient entrer, monter. J'ai tapé le code. » La dessinatrice raconte ensuite que les deux hommes « ont tiré sur Wolinski, Cabu. Ça a duré cinq minutes... Je m'étais réfugiée sous un bureau... Ils parlaient parfaitement le français... Se revendiquaient d'Al-Qaida. »

Producteur audiovisuel dans un bureau situé dans le bâtiment voisin des locaux de Charlie Hebdo, Yves Cresson a relaté les évenements sur Twitter. Selon lui, à 11 h 25, les deux assaillants se sont d'abord « trompés de locaux et d'adresse ». Ils ont en effet profité du passage de la factrice pour entrer dans l'immeuble dans lequel il se trouvait, au 6, rue Nicolas-Appert. Les deux hommes « cherchaient Charlie Hebdo », selon lui, situé au 10, rue Nicolas-Appert.

Contactée mercredi soir par Le Monde, une journaliste de Premières Lignes, l'agence de presse qui partageait l'étage de la rédaction de Charlie Hebdo, raconte comment sa rédaction a évacué les lieux en urgence, et attendu l'intervention des secours et forces de l'ordre. « Un de nos collègues descendait fumer une cigarette sur les coups de 11 h 30. Il entend une détonation et, arrivé au rez-de-chaussée, voit deux hommes cagoulés et brandissant une kalachnikov dans la loge du concierge. » L'un d'eux menace le malheureux en pointant son arme sur lui : « C'est où Charlie Hebdo ? »

Le jeune homme remonte alors en vitesse au sein de sa rédaction. « Il faut fermer la porte ! », prévient-il. A plusieurs reprises, lui et ses confrères tentent de joindre la police mais personne ne répond. La rédaction hésite sur la marche à suivre et finit par décider d'accéder au toit de l'immeuble pour se mettre à l'abri. « On a eu un moment de flou. Rester dans la rédaction ou sortir sur le toit. C'est idiot mais pendant quelques instants, on s'est demandé si on devait prendre nos manteaux, nos sacs à main, etc. Quand on a entendu le premier coup de feu, on ne s'est plus posé de question... »

Depuis le toit de l'immeuble, ils parviennent à atteindre une seconde plateforme d'un immeuble mitoyen, se retrouvent bloqués là et se cachent derrière des cheminées. « Nous avions réussi à joindre la police mais plusieurs minutes plus tard, il n'y avait toujours personne. Et pendant ce temps, on entendait des tirs en rafale » poursuit la journaliste. Elle contacte son mari, également journaliste, qui fait prévenir Bernard Petit, le directeur du 36, la PJ parisienne. Et c'est alors Bernard Petit lui-même qui appelle la jeune femme. « Il m'a dit : “On est au courant. On arrive.”  Il m'a aussi demandé si les agresseurs étaient deux ou trois. »

Toujours sur le toit, des journalistes de Premières Lignes voient arriver quelques instants après le départ du commando un de leurs collègues. Au même moment arrive l'urgentiste Patrick Pelloux qui, à bord d'une moto-taxi, rejoignait la conférence de rédaction de Charlie Hebdo. Pelloux et le journaliste voient immédiatement un premier homme à terre, en bas de l'immeuble. Ils se précipitent dans l'immeuble jusqu'au 2e étage de Charlie et découvrent le massacre. Ils en ressortent avec un premier blessé. « Quand ils sont redescendus avec le blessé, ils étaient seuls. Il n'y avait toujours pas les pompiers ! »

Interrogée sur le délai d'intervention des forces de l'ordre, une source policière confirme que le délai entre l'appel au 17 et l'arrivée des premiers agents, « dix à douze minutes » se sont écoulées. « Le timing exact est en cours d'étude, mais, de toute façon, c'est le temps moyen d'intervention », assure ce gradé.

Laurent Richard, journaliste à Première Ligne, sur le même palier que "Charlie Hebdo".

"Je suis arrivé au travail en scooter juste après la fusillade. Les serveurs d'un restaurant situé rue Saint-Sabin m'ont prévenu que des hommes armés de kalachnikov se trouvaient dans l'immeuble. Je me suis alors approché et mes collègues qui se trouvaient sur le toit m'ont fait signe de ne pas venir. J'ai donc fait demi-tour. Puis je me suis ravisé afin d'apporter mon aide. J'ai alors retrouvé le docteur Patrick Pelloux [chroniqueur à "Charlie Hebdo", NDLR] avec qui j'ai monté les escaliers. Deux pompiers tentaient de réanimer la personne de la loge [décédée dans l'attaque, NDLR]. Je suis monté à toute vitesse chez "Charlie". C'était un carnage. Des morts, des blessés partout. J'essayais de trouver des personnes vivantes avec les quelques pompiers qui étaient sur place. J'ai tenu la main de blessés, je leur ai parlé en attendant l'arrivée des secours. C'était épouvantable."On s'est cachés derrière des cheminées sur le toit.

Une journaliste de Première Ligne qui a souhaité rester anonyme 

"L'entrée était en maintenance et on pouvait pénétrer dans l'immeuble comme dans un moulin. Les toilettes étaient d'ailleurs communes à tout l'immeuble. Un collègue était descendu fumer une cigarette. Il a entendu un grand 'boom'. On pense que c'était le coup de fusil à pompe qui a tué la personne de la loge. Il a aperçu deux personnes armées de kalachnikov qui demandaient 'C'est où Charlie Hebdo ?' Mon collègue est remonté en courant. Nous nous sommes barricadés et nous avons essayé d'appeler la police, mais ils étaient injoignables, c'était hallucinant. Une femme qui prenait son courrier a fini par leur dire où se trouvait 'Charlie'. Puis on a entendu les coups de feu se rapprocher de nous, et on est passés sur le toit. On a gagné l'immeuble d'à côté, et on s'est cachés derrière des cheminées. Mais s'ils étaient montés, ils nous auraient trouvés sans peine. Du toit, on a aussi vu le chauffeur du trio tirer sur la façade. Puis, quand la voie a été libre, on est descendus aider les gens de 'Charlie'. 

Honnêtement, je ne sais pas si je pourrai retourner travailler là-bas. Sur le coup, on se dit 'C'est sérieux', il faut réagir vite, mais en même temps, ça n'est pas possible. Je ne voulais pas croire que des gens étaient en train de se faire tuer."

 

Ils nous ont brutalement menacées. J'ai tapé le code

La dessinatrice Coco, qui travaille pour "Charlie Hebdo", a été témoin de l'attaque et raconte dans "L'Humanité".

"J’étais allée chercher ma fille à la garderie, en arrivant devant la porte de l’immeuble du journal, deux hommes cagoulés et armés nous ont brutalement menacées. Ils voulaient entrer, monter. J’ai tapé le code. Ils ont tiré sur Wolinski, Cabu. Ça a duré cinq minutes… Je m’étais réfugiée sous un bureau… Ils parlaient parfaitement le français… Se revendiquaient d’Al Qaïda."


 
Ça a duré très longtemps"

Benoît Bringer, journaliste à l’agence Première ligne, a assisté à la fusillade meurtrière.  

"Nos locaux sont situés juste en face de ceux de 'Charlie Hebdo'. Nous étions tous en train de travailler et un de nos collègues est descendu fumer une cigarette devant l’immeuble. C’est là qu’il a vu des hommes arriver, habillés tout en noir et avec des cagoules, des armes à la main, des kalachnikov a priori.
Il est tout de suite remonté pour nous prévenir et nous sommes tous allés nous réfugier sur les toits.

Et là, très vite, on a entendu de très nombreux coups de feu. Ca a duré très longtemps. Peut-être cinq ou dix minutes, c’est difficile à dire dans ces moments-là.
Ensuite, nous les avons vus redescendre dans la rue, toujours armes à la main. Trois policiers sont arrivés en vélo. Ils leur ont tirés dessus et un d’entre eux seraient morts. Là, ils sont partis en voiture et on les a encore entendus tirer des coups de feu dans la rue.
Nous sommes restés sur le toit jusqu’à ce que les secours arrivent.
Une femme qui a aussi assisté à la scène et qui parle arabe nous a dit qu’elle les avait entendus crier en arabe :
"Allah Akbar, le prophète a été vengé".


Il a crié 'kalach ! kalach ! kalach'"

Martin Boudot, journaliste, travaille pour l'agence Première ligne télévision, située au 10 rue Nicolas Appert.

"Un collègue qui allait sortir fumer une clope a vu une kalachnikov derrière la porte d'entrée. Il s'est ravisé et pour vite nous prévenir, il a crié 'kalach ! kalach ! kalach'. On a fermé les portes, mis ce qu'on trouvait pour les bloquer. On a commencé à entendre des coups de kalachnikov. Ça a canardé pendant cinq minutes dans le bureau d'en face qui est celui de "Charlie Hebdo". On s'est réfugiés sur le toit. On les a vus sortir - j'en ai vu deux - au bout de 5-10 mn. Au moment où ils sortaient, trois policiers à vélo arrivaient. Ils ont été pris à partie. Les hommes, cagoulés en noir, ont tiré sur eux avant de monter dans une voiture. Un a crié 'Allah Akbar' en ouvrant le feu"."



 09.01.2015
Terrorisme/Après plus de 72h, la cavale des frères Kouachi a pris fin à Dammartin-en-Goële.


Les auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo ont été abattus par les hommes du GIGN.
Un gendarme a été blessé au cours de l’opération.

L’assaut a été donné peu avant 17 heures à Dammartin-en-Goële.
Au terme de cette opération, qui s’est déroulée quelques minutes avant celle de la porte de Vincennes, à Paris, les deux frères Saïd et Chérif Kouachi ont été tués. Un gendarme a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger.

Selon les premiers éléments dévoilés par l’AFP, les deux hommes, armés de kalachnikov, sont vraisemblablement sortis de l’imprimerie où ils étaient retranchés pour en découdre avec les forces de l’ordre.
Les deux suspects ont été immédiatement neutralisés, assure cette source proche du dossier.
Par ailleurs, un homme de 26 ans, qui était caché dans le bâtiment depuis l’arrivée des deux hommes, sans que ceux-ci aient eu conscience de sa présence, est sorti indemne.
Il communiquait depuis le début de la matinée avec les forces de l’ordre. Lire la suite ICI



Charb

De son vrai nom Stéphane Charbonnier, Charb était protégé par le service de protection des personnalités depuis l'affaire des caricatures de Mahomet. Celui qui le protégeait a également été tué dans les locaux. Selon une de ses confrères, interrogée par le "Monde", qui n'était pas dans le journal, Charb "se déplaçait parfois sans ses policiers, ce qui est un signe qu'il n'était pas inquiet à chaque instant."

Il a pris la suite de Philippe Val en mai 2009. Dans le journal, sa place était notamment dans la rubrique "Charb n'aime pas les gens". Il dessinait régulièrement pour "Fluide Glacial" dans lequel il avait sa chronique : "La fatwa de l'Ayatollah Charb", ainsi que "L'Echo des Savanes", "Télérama", "L'Humanité". Il a longtemps soutenu le Parti communiste, puis le Front de gauche.

Dans une interview au "Monde", il disait après l'incendie des locaux de l'hebdomadaire en 2011, en représailles de la publication des caricatures de Mahomet. : "C'est peut-être un peu pompeux ce que je vais dire, mais je préfère mourir debout que vivre à genoux."


Cabu

De son vrai nom Jean Cabut, avec ses lunettes cerclées et son éternelle coupe au bol, Cabu, 76 ans, était un pilier du journal. Il avait en ligne de mire les politiques, l'armée, toutes les religions... Son coup de maître est le "beauf", apparu en 1973 dans "Charlie Hebdo". Une caricature de Français gueulard, alcoolique, raciste, inspiré d'un patron de bistrot, dont il fait une vedette. Au point de le faire entrer dans le dictionnaire: "Beauf. Beauf-frère (d'après une B.D. de Cabu). Français moyen aux idées étroites, conservateur, grossier et phallocrate" (Le Robert).

Ses caricatures de Mahomet publiées en 2006 ont valu à l'équipe de "Charlie" des menaces de morts. Ecologiste convaincu, il avait soixante ans de carrière et plus de 35.000 dessins à son actif.



Georges Wolinski

Le père du célèbre "Roi des cons" était aussi un pilier de la bande de "Hara-Kiri" dans les années 60 puis de "Charlie Hebdo". C'est lui aussi qui caricaturera Michel Debré, alors ministre de la Défense, avec un entonnoir sur la tête.

Il participe également à l'aventure de "Charlie Mensuel", dont il est le rédacteur en chef de 1970 à 1981. A partir des années 80, il travaille pour différents quotidiens ou magazines comme "L'Humanité", "Libération", "Le Nouvel Observateur". Dans "Charlie", chaque semaine, Wolinski met en scène deux personnages, un maigre timide et un gros, dominateur et péremptoire, qui enchaîne les propos de comptoir :

Monsieur, je suis pour la liberté de la presse, à condition que la presse n'en profite pas pour dire n'importe quoi !"
Le dessinateur, qui était âgé de 80 ans, avait quelque 80 albums à son actif, des compilations de dessins d'actu et de vraies BD, comme les célèbres aventures érotico-farfelues de Paulette. En 2005, il a été couronné par le Grand Prix du 32ème festival d'Angoulême et en 2012 la très digne BNF lui avait consacré une rétrospective pour ses 50 ans de dessins.

Tignous

De son vrai nom Bernard Verlhac, Tignous était un collaborateur régulier de "Charlie Hebdo". Agé de 57 ans, il a commencé à écrire pour la presse en 1980 et a collaboré régulièrement à "Marianne", "Fluide Glacial", "L'Express" ainsi qu'à des émissions télévisées avec Laurent Ruquier, Marc-Olivier Fogiel ou Bruno Masure, dans lesquelles ses dessins accompagnaient les débats. Il a couvert différents procès pour le journal satirique. Ses croquis du procès Colonna ont donné lieu à la publication d'un album en 2008 qui a reçu le prix France-Info 2009. 

"Un dessin de presse, c'est super dur à réussir parce qu'il faut tout mettre dans une seule image. C'est tout le contraire de la BD", disait-il.

Son dernier livre, "Cinq ans sous Sarkozy", publié en 2011 chez l'éditeur 12 Bis, compilait ses dessins de presse. Une manière de se remémorer avec humour les hauts faits et affaires du quinquennat de Nicolas Sarkozy, à travers l'oeil d'un des plus fervents détracteurs de l'ex-président de la République.

Bernard Maris

Journaliste et économiste de gauche, Bernard Maris était un habitué des plateaux télé. Il signait sous le nom de "Oncle Bernard" dans "Charlie". Il a également écrit pour "Marianne", "Le Figaro Magazine", "Le Monde" et "L'Obs". Il tenait aussi une chronique sur France Inter, intitulé "J'ai tout compris à l'économie".

Honoré 

Philippe Honoré figure parmi les 12 morts de l'attaque, ce qui fait de lui le cinquième dessinateur de l'hebdomadaire satirique tué mercredi, selon des sources proches de l'enquête. Sa mort a été confirmée sur la foi de l'authentification d'un témoin qui a assisté à la scène. 

Honoré est l'auteur du dernier dessin twitté par l'hebdomadaire, quelques instants seulement avant l'attaque. On y voit le chef de l'organisation de l'Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi présenter ses voeux : "Et surtout la santé !".

Il collaborait avec Charlie Hebdo depuis sa reparution en 1992.

Michel Renaud 

Il était l'un des deux organisateurs de la biennale du Carnet de voyage de Clermont-Ferrand. Sa mort a été annoncée par France Bleu Auvergne et le "La Montagne". 

Parmi les autres victimes, deux policiers. Le premier était un officier du SPHP (Service de protection des hautes personnalités) et était chargé de la protection de Charb. 

Le deuxième était un fonctionnaire du commissariat du 11ème arrondissement de Paris. Il a été tué alors qu'il patrouillait rue Richard Lenoir. Il s'appelait Ahmed Merabet et avait une compagne. 

La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont été chargées de l'enquête.

Celle-ci est ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris des chefs d'"assassinats en lien avec une entreprise terroriste", "tentatives d'assassinats en lien avec une entreprise terroriste", "association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste", "vol avec arme en relation avec une entreprise terroriste", a précisé le parquet.

Elsa Cayat

Psychiatre et psychanalyste, Elsa Cayat tenait la rubrique "divan" dans "Charlie Hebdo".

Mustapha Ourrad

Correcteur de "Charlie Hebdo". 

Frédéric Boisseau

Agent d'entretien. 

Ahmed Merabet

Membre de la brigade VTT du commissariat du XIe arrondissement de Paris. 

Franck Brinsolaro 

Ce policier âgé de 49 ans était chargé de la protection du dessinateur Charb.

■ La traque se poursuit.

La traque de Chérif et Said Kouachi se poursuit après le sanglant attentat contre Charlie Hebdo, qui a coûté la vie à douze personnes et fait 12 blessés dont quatre graves.

Deux suspects ont été localisés dans l'Aisne, à proximité de Villers-Cotterêts, sur la RN2.
Les deux hommes, correspondant au signalement des deux suspects en fuite, circulaient à bord d'une Renault Clio blanche aux plaques minéralogiques masquées et portaient des cagoules. Des armes longues étaient visibles à l'arrière du véhicule. Ils circuleraient en direction de Paris.  Lire la suite ICI

■ Point de vue de la redaction - 7 Janv 2015

Ne portez aucune haine à votre prochain qu'il soit musulman fidèle de l'islam ou pas, ne généralisons pas ce n'est pas tous les islamistes qui créent la terreur en France. 




■ Actualités France/Europe  ■ Par redaction - 7 Janv 2015